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10 phrases abracadabrantesques de Jacques Chirac

par webmaster le 27-09-2019

Phrases « abracadabrantesques » J.Chirac

POLITIQUE L’ancien président était connu pour ses phrases « choc » ou son langage fleuri…

T.L.G. Publié le 26/09/19 à 12h35 — Mis à jour le 26/09/19 à 14h49  - 20 Minutes

Jacques Chirac est décédé jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans. L’ancien chef de l’Etat avait été hospitalisé dimanche 18 septembre pour le traitement d’une infection pulmonaire. Le président a marqué l’histoire de la vie politique par ses deux mandats présidentiels mais aussi pour ses phrases chocs et son langage fleuri. Petit florilège de ses sorties les plus « abracadabrantesques ».

1988. « Qu’est-ce qu’elle me veut de plus cette ménagère ? Mes couilles sur un plateau ? » Lors d’un sommet européen en février 1988, Jacques Chirac lance en parlant de Margaret Thatcher : « Mais qu’est-ce qu’elle me veut de plus, cette ménagère ? Mes couilles sur un plateau ? ». Hélas, le micro était resté ouvert. Le Premier ministre britannique demande une traduction. Le Sun titrera le lendemain :  « Le Premier ministre français est ordurier ».

1991. « Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur » En juin 1991, face à des militants du RPR à Orléans (Loiret), le maire de Paris s’attaque à l’immigration. Il cible alors « une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, qui gagne 50.000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! », et ajoute, « si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur. Eh bien le travailleur français sur le palier devient fou ». La formule fera polémique.

1992. « Allons boire à nos femmes, à nos chevaux et à ceux qui les montent » En mars 1992, Jacques Chirac se déplace pour soutenir la candidature de son ami Jean-Louis Debré. Il s’approprie pour l’occasion ce grivois toast de cavalerie : « A nos chevaux, à nos femmes et à ceux qui les montent ».

1995. « La pomme est un fruit sympathique et je l’observe tous les jours » Lors de la campagne présidentielle de 1995, Jacques Chirac avait fait de la pomme un de ses symboles. Ses formules autour du « fruit défendu » seront reprises par les Guignols à travers le slogan humoristique « Mangez des pommes ».

1996. « What do you want ? Me to go back to my plane » En octobre 2016, le chef de l’Etat visite la vieille ville de Jérusalem. Le ton monte avec les services de sécurité israéliens, face à leurs méthodes brutales vis-à-vis des journalistes et photographes. « Qu’est-ce qu’il y a encore comme problème ? Je commence à en avoir assez ! What do you want ? Me to go back to my plane, and go back to France ? […] This is not a method. That is provocation. Please you stop now ! ».

2000. « On rapporte une histoire abracadabrantesque » Interrogé en direct sur le financement occulte de son parti, le RPR, Jacques Chirac lâche cette formule le 21 septembre 2000. « Je suis indigné par le procédé, indigné par le mensonge, indigné par l’outrance… Il doit y avoir des limites à la calomnie […] Aujourd’hui on rapporte une histoire abracadabrantesque ». La formule, empruntée à Rimbaud, aurait été soufflée au chef de l’Etat par Dominique de Villepin, féru de poésie.

2001. « Ce n’est pas qu’elles se dégonflent, c’est qu’elles font pschitt » Un an plus tard, Jacques Chirac est interrogé sur la polémique autour du financement de ses voyages privés en tant que maire de Paris entre 1992 et 1995. Le chef de l’Etat use cette fois d’une onomatopée pour dissiper les soupçons. « Donc pour vous, les sommes se dégonflent ? », interroge PPDA. « Ce n’est pas qu’elles se dégonflent, c’est qu’elles font pschitt, si vous me permettez cette expression ».

2004. « Je décide, il exécute » Lors de l’interview du 14 juillet 2004, Jacques Chirac recadre son virevoltant ministre des Finances, Nicolas Sarkozy. « Il n’y a pas de différends entre le ministre des Finances et moi, pour une raison simple : c’est que notamment s’agissant de la dépense, je décide, et il exécute ».

2005. « Ça, ce ne sont pas des bovins, c’est des chefs-d’œuvre » C’est connu, Jacques Chirac était dans son élément au salon de l’Agriculture à caresser le cul des vaches. En 2005, le Corrézien s’extasie devant des vaches de Salers : « Ça, ce sont pas des bovins, c’est des chefs-d’œuvre ! »

Notre dossier sur la mort de Jacques Chirac


Bonus : « Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre » C’était, dit-on, l’une des formules préférées de Jacques Chirac. « Combien de fois l’ai-je entendu dire : 'Ça m’en touche une sans faire bouger l’autre' », raconte Jean-Louis Debré dans son livre. Autre phrase rapportée par son ami. « Les emmerdes, c’est comme les cons, ça vole toujours en escadrille ». Jean-Louis Debré précise : « Il aime provoquer par des expressions triviales, paillardes, rabelaisiennes ».