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Face à Linkedln, associations d' AE se cherchent un avenir

par webmaster le 06-06-2018

Face à LinkedIn, les associations d’anciens élèves se cherchent un avenir

Les associations d’alumni des grandes écoles voient leurs cotisations s’effondrer, tandis que s’imposent les réseaux sociaux professionnels, et en tout premier LinkedIn.

LE MONDE | 06.06.2018 à 11h47 • Mis à jour le 06.06.2018 à 14h22 | Par Soazig Le Nevé

Dans la boîte e-mail de Marie, les messages s’accumulent. « Bonjour Marie, tu n’as sans doute pas encore eu le temps de cotiser cette année. Notre équipe de téléconseillers a commencé ses premiers appels. Nous te remercions par avance pour ton accueil » ; « Plus que trois semaines pour faire figurer les données dans l’annuaire Essec Alumni ! Il sera envoyé uniquement aux adhérents, ainsi qu’à plus de 200 chasseurs de têtes et 3 000 recruteurs français et internationaux » ; « Juste une question : votre profil est-il à jour ? »

En dix jours, trois relances ! En ce mois de mai, la campagne d’adhésion au réseau d’alumni bat son plein pour rassembler « la communauté Essec ». Longtemps décrites comme puissantes, voire intouchables, les associations d’anciens élèves ont pris comme un coup de vieux face à l’émergence de réseaux sociaux professionnels à haute valeur ajoutée, comme LinkedIn, racheté 26 milliards de dollars par Microsoft en 2016.

Quatre-vingt-sept pour cent des jeunes diplômés français et internationaux ont un compte sur au moins un réseau social professionnel (à 86 % sur LinkedIn) et 78 % consultent leur compte au moins une fois par semaine, selon une enquête publiée par l’Edhec et le site Jobteaser à la fin de mai 2018. Parmi eux, 21 % partagent du contenu (liens, posts d’autres personnes…), en progression de 5 points depuis 2017.

18 % d’adhérents à HEC comme à l’Essec

En 2017, les ex-Essec comme les ex-HEC ne sont que 18 % à avoir adhéré à l’association des anciens de leur école, censée leur offrir tous les services utiles au fil de leur carrière et leur garantir le plus fourni des réseaux. Les cotisations sont en chute libre, même si les représentants des deux associations se refusent à chiffrer officiellement les pertes.

« Traditionnellement, on adhérait car c’était une forme de reconnaissance entre pairs et un devoir envers l’institution qui nous avait formés, analyse Grégoire...