RETOUR


Pour vous servir : Cinq enseignements premier livre D.Courtiade

par webmaster le 28-09-2019


27/09/2019 – Un Œil en Salle – Hélène Binet

« Pour vous servir » : les 5 enseignements du premier livre de Denis Courtiade

À Lire, Focus Denis Courtiade 0

Le directeur de salle du Plaza Athénée nous présente son premier « livre de vie » aux éditions Alisio. Bien que chaque parcours soit différent, il retrace son développement personnel et professionnel, de 14 à 53 ans. Un ouvrage intime où Denis Courtiade dévoile ses anecdotes et un message à Alain Ducasse, qui n’a connu cette parution qu’un mois avant sa sortie le 22 octobre. Un oeil en salle dévoile en avant-première ces 5 enseignements. 


1/ À l’adolescence : Partir du cocon familial pour s’affirmer

À 14 ans, il quitte Paris pour vivre dans le Loiret (45), où ses parents reprennent un hôtel-restaurant.« Ça été une déchirure de partir d’un environnement familier, avec les copains, pour être dans un lieu plus isolé. Ça m’a donné envie de repartir dans le sens inverse », dit celui qui s’est forgé une certaine « détermination » pour montrer à ses parents de quoi il est capable. Il les aide derrière le bar, à faire des cocktails ou le service. Malgré le « dégoût » de travailler en décalé, au détriment d’une vie de famille, le métier devient passion. Puis, à 18 ans, « avoir le permis de conduire a été le plus beau jour de ma vie !, renchérit Denis Courtiade. Une liberté qui n’avait pas de prix. J’étais libre de faire ce que je voulais et quand je voulais. Sans être tributaire de quelqu’un. »  

2/ À la majorité : Devenir une personne

Il décroche son premier poste en salle à l’Auberge des Templiers, « une maison formatrice »à Boismorand (45). Le jeune homme grandit au contact des autres. Telle une éponge, qui s’inspire de son environnement, des techniques, des situations, des professionnels qui l’entourent. « Je ne suis personne mais je tends à devenir quelqu’un. »

3/ À l’âge adulte : Avoir une personnalité

Après le temps de l’apprentissage, Denis Courtiade est dorénavant une personne ou plutôt un professionnel. À 25 ans, il intègre le restaurant Louis XV à Monaco – c’est donc vers l’univers de la haute gastronomie qu’il fera carrière. « Je suis le fruit de tous ces gens qui m’habitent, et à la fois j’ajoute « Denis Courtiade », ma personnalité et ce que j’ai au fond de moi, dit-il. Je suis maître d’hôtel, un poste à responsabilité qui impose d’être un leader et d’avoir une personnalité ! »Il expose et assume ce qu’il est devenu.

4/ À mi-parcours : Éviter la routine

« Au bout d’un moment, tu es bien dans ce que tu fais, tout roule, mais peut être qu’une routine va s’installer… », S’interroge Denis Courtiade. Lui, a décidé, pour y remédier, de se créer un personnage. Qui ?« Georges Clooney. » Il sort de son rôle de professionnel et se joue de lui-même, en visant à prendre de la hauteur sur certaines situations difficiles à gérer avec les clients. Il a commencé à son arrivée au Plaza Athénée à Paris, en 1992, alors directeur de salle. « Tu le fais quand tu es un professionnel aguerri. Ça se ressent car tu es à l’aise avec ton environnement, dans tes relations avec les collaborateurs ou avec les clients », dit celui qui se prend aussi pour « Bisouman », en écho aux « free hugs » aux US.

5/ À l’aube de la maturité : Être un professionnel reconnu  

« Tu ne le choisis pas, ça se fait de manière naturelle. Si tu cours après ça, tu te trompes. Devenir une personnalité dans ta profession, par rapport aux actions que tu mènes et ta façon d’être, c’est sur le long terme, tu travailles pour ça et c’est gratifiant », souligne-t-il. La construction d’un parcours professionnel demande du temps, sur des bases solides et sans se brûler les ailes. Ce livre dévoile aussi un message pour Alain Ducasse, avec qui il collabore depuis plus de 30 ans, des mots qu’il n’a jamais su lui exprimer jusqu’à présent. Selon lui, cet « ouvrage sensoriel arrive au bon moment pour le livrer au plus grand nombre ».


Sur le même sujet :

Denis Courtiade : « Ô service n’avance pas pour des Hommes, mais pour une cause ! »

Denis Courtiade reçoit le prix Mauviel 2018 du Meilleur directeur de salle des Grandes Tables du Monde