LEXIQUE – SECTEUR DU TOURISME, DE L’HÔTELLERIE ET DE LA RESTAURATION.

 

<< Quels diplômes pour travailler dans ces secteurs ? >>.

 

ETUDES COURTES (POST 3ème ET POST BAC

. Le CAP restaurant : outre l’enseignement général et un stage de plusieurs semaines, cette formation permet de suivre des cours sur la commercialisation et la prise de commande, la mise en place et le service des mets et boissons…

. Le CAP cuisine : il a pour objectif de mener ses titulaires à être à même de gérer des commandes d’ingrédients, leur préparation, l’élaboration d’un menu et sa présentation. Au-delà de ces savoir-faire, le programme comprend aussi des matières générales.

. Le CAP services en café-brasserie : pour devenir serveur, en salle comme au comptoir, dans un café-brasserie. Le titulaire de ce CAP est aussi en mesure d’assurer le service de repas rapides en brasserie.

. Le Bac pro Restauration : formation en 3 ans accessible après la 3e, ce diplôme permet d’acquérir des compétences en production culinaire, en production de services, en commercialisation, en organisation, en organisation et animation d’une équipe et même en gestion d’entreprise.

 

RENTREE 2013

Cette formation sera remplacée par le bac pro Cuisine et le bac pro Commercialisation et services en restauration.

. Le BTN  Hôtellerie-Restauration ( en cours de rénovation).

. Le BTS Hôtellerie-restauration : ce BTS forme des professionnels de la gestion de petits ou grands établissements. Il dispose de deux options : mercatique et gestion hôtelière ; art culinaire, art de la table et du service. La première année d’enseignement  est commune aux deux options.

. Le BTS Animation et gestion touristiques locales (AGTL) : rien à voir avec l’animation à proprement parler ! Il s’agit plutôt d’apprendre à donner vie à un projet professionnel  de développement local.

. Le BTS Ventes et productions touristiques (VPT) : il a pour vocation de former le personnel des agences de voyages. Le titulaire de ce BTS participera à la vente de circuits ou de voyages. Il saura utiliser l’outil informatique, conseiller le client, gérer la billetterie et les réservations.

. Le BTS Responsable de l’hébergement : ce BTS récent réunit neuf pays européens partenaires. Son titulaire doit savoir gérer les services d’hébergement de l’établissement en respectant les normes, la politique et les procédures en usage dans cet établissement. Ce métier peut s’exercer en hôtel,  centre d’accueil, camping….

N.B. – Un nouveau BTS TOURISME  pour la rentrée 2012, rénové, fusionnant les formations VPT et AGTL

POST BAC +2/ +3

. La licence : La licence s’étend sur 3 années d’études universitaires mais ce n’est réellement qu’en licence 3 (3e année) que s’opèrent les premiers choix de spécialisation.

. La licence professionnelle : ce diplôme en un an, accessible post-bac+2 (BTS, DUT, DEUST,L2, etc.) et menant à une fonction précise, existe dans de nombreuses  spécialités reliées à ces domaines.

. Le DEESTH : le diplôme Européen d’Etudes Supérieures en Tourisme, accessible après un bac+2, prépare en un an à des fonctions de conception et de vente de produits touristiques, aux préparations et gestion dans le domaine de l’évènementiel et des congrès.

. Le master (1 et 2) : suite logique de la licence, il permet d’acquérir des compétences encore plus pointues ou de s’ouvrir à de nouveaux horizons pour aller vers une double-compétence très utile dans les secteurs de l’hôtellerie, restauration et du tourisme !

 

Extraits  www.STUDYRAMA.COM  -

 Centralisation : Pierre BERTHET – CET Tourisme, hôtellerie,  restauration.  ( 2012)

                                              

 

Hôtellerie - restauration : une filière de formation cohérante

Cliquez ici : Niveaux et diplômes

 

 

Glossaire

 

  • IUFM : institut universitaire de formation des maîtres
  • CFA : centre de formation des apprentis
  • LP : lycée professionnel
  • Lycée technique - École hôtellière
  • PS : promotion sociale
  • FC : formation continue
  • U1, U2 : unités capitalisables
  • AD : adaptation
  • MAN : mise à niveau
  • CAP : certificat d'aptitude professionnelle
  • BEP : brevet d'études professionnelles
  • BTN : bac technologique
  • BAC pro : baccalauréat professionnel
  • BP : brevet professionnel
  • BM : brevet et maîtrise
  • BTS : brevet technicien supérieur
  • MGS : maîtrise de sciences de gestion
  • DESS : diplôme enseignement spécialisé supérieur
  • MST : maîtrise de sciences et techniques
  • IMHI Cornet Essec gastronomique (2 ans)
  • Universités
  • IUFM - licence (1 an), PLP2 CAPET (3 ans)
  • DESS (1 an)
  • MGS (2 ans) option Hôtellerie restauration
  • MST (2 ans) gestion et production en Hôtellerie et restauration - Hôtellerie tourisme thermalisme
  • ACATT formation d'attachés commerciaux en art et technique de la table (12 mois)
  • Management en alimentation (10 mois)
  • Ingénierie de restauration (1 an)
  • Stratégie de communication internationale (1 mois lycée, 6 mois stage)
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    Le BTS Responsable d’hébergement à référentiel commun européen, un BTS original

    par Christian PETITCOLAS, inspecteur général d’ économie et gestion et Chargé de l'Enseignement Technique - Hôtellerie, Restauration, Tourisme - Ministère de l'Education Nationale

    Créé par l’arrêté du 7 août 2003, publié au Journal officiel du 30août 2003 et au Bulletin officiel de l’Éducation nationale Hors-série n° 9 du 9 octobre 2003, ce diplôme présente une quadruple originalité dans ses modalités de conception, dans sa nature, dans sa mise en œuvre expérimentale et dans les perspectives offertes en matière de développement des diplômes professionnels européens.

    I. Quelques rappels sur la genèse de son élaboration

    Né sous la présidence française de l'Union européenne à la fin de l'année 2000, ce projet réunit neuf pays partenaires (Belgique, Espagne, France, Italie, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, République tchèque et Royaume Uni - signataires de l'accord du 21 février 2002). Il associe également quelques pays observateurs (Allemagne, Irlande, Danemark et Luxembourg).

    Il constitue une des initiatives communautaires lancées en faveur d'un espace européen de la connaissance et de la mobilité. Les processus de Bologne et de Copenhague inscrivent les cursus de formations universitaires dans le schéma LMD (licence, master, doctorat) fondé sur la signature de conventions entre les Universités pour valider la mobilité au sein de parcours déterminés par l’équivalence de tout ou partie de cursus universitaires. Les dispositifs de la formation professionnelle n’entrent a priori pas dans ce schéma bien que certaines formations professionnelles post baccalauréat autorisent de plus en plus des poursuites d’études en université. Ils diffèrent d’un pays européen à l’autre quant à leur teneur (niveaux V à III en enseignement secondaire en France), quant aux modalités d’accès (âge), quant à leur mise en œuvre (formes d’alternance, durée) et quant aux modalités de leur obtention (VAE, épreuves). Face à la lenteur de la mise en équivalence des diplômes professionnels européens existants et à l’incapacité de cette approche de fournir des grilles actualisées de correspondance entre ces diplômes, ce projet se fonde sur l’idée de concevoir ensemble un même diplôme. Il s’agissait simultanément de produire une méthodologie commune de conception et de l’appliquer à la construction de deux diplômes (Responsable d’hébergement, Technicien de logistique).

    Cette initiative a été lancée en dehors du contexte des commissions professionnelles consultatives pour éviter d’imposer aux partenaires européens présents la méthodologie française.

    Trois principes ont caractérisé la démarche de conception de ces deux diplômes :

    - construire en commun une méthodologie et un référentiel qui identifient d’une part avec des descripteurs communs la nature des activités professionnelles et le degré d’autonomie de leur accomplissement (référentiel d’activités professionnelles - RAP), qui précisent d’autre part les compétences et savoirs associés (référentiel de certification professionnelle - RCP) et définissent enfin les objectifs à atteindre par les épreuves de certification ;

    - laisser, selon le principe de subsidiarité, à chaque pays membre la faculté d’adapter les modalités de certification et de formation ;

    - confier ce travail à des délégations des pays signataires constituées de spécialistes du domaine professionnel traité (pour la France : des professionnels dont des représentants de l’UMIH et du groupe ACCOR, des représentants formateurs et inspecteurs de l’Éducation nationale, du ministère du Travail, du CEREQ).

    La présence au sein de la délégation française de professionnels et de représentants du ministère de l’Éducation nationale, membres de la 17ème CPC, a facilité le dialogue avec cette instance. Dans ce contexte, le choix de la nature et du niveau du diplôme a fait l’objet d’un débat qui a abouti à la création du BTS Responsable d’hébergement.

    2. Les spécificités du diplôme

    Il est d’abord un diplôme professionnel qui valide des compétences et des savoirs maîtrisés dans l’exercice des activités caractéristiques des métiers visés par le RAP.

    Ce nouveau profil d’activités « responsable d’hébergement » revêt une polyvalence :

    - au travers de l’encadrement ou de la direction de personnel assumant les fonctions de gestion des étages ou d’accueil et réception en français et en langues étrangères ;

    - par la diversité des établissements concernés (hôtellerie traditionnelle, para-hôtellerie, hôtellerie de plein air…) en France et en Europe ;

    - par la dimension européenne de sa reconnaissance qui autorise, en raison des professionnels associés à son élaboration, une insertion à l’échelle internationale.

    Ces caractéristiques confortent la durabilité de la professionnalisation dans un secteur porteur d’emplois.

    Il peut ensuite être préparé par une formation initiale scolaire originale.

    • Outre des savoirs et des compétences exercées au sein de situations professionnelles simulées ou réelles, les langues vivantes européennes sont au cœur des apprentissages (enseignements professionnels en langue, stages de 16 semaines à l’étranger, interculturalité).
    • L’élaboration d’un projet durant le stage à l’étranger et les missions ponctuelles menées en établissements hôteliers et parahôteliers français sont, au-delà des conventions négociées avec les professionnels, des moyens privilégiés pour développer initiative et responsabilité.
    • La coanimation de certains enseignements (hébergement, langues, commercial) doit favoriser le développement d’une culture générale indispensable à l’exercice des métiers de l’hébergement.
    • La construction progressive d’un réseau européen de centres de formation liés à des entreprises d’accueil devrait aider à acquérir la culture de l’autre et faciliter le suivi des étudiant(e)s.

    Il convient aussi de souligner la spécificité des épreuves de certification et plus particulièrement l’évaluation des savoirs généraux au sein des quatre épreuves du domaine professionnel, facilitant de ce fait la validation des acquis de l’expérience.

    Ce niveau d’exigence ambitieux pour un BTS impose un recrutement d’étudiant(e)s motivé(e)s ayant des acquis en hébergement et de réelles aptitudes en langues étrangères. L’arrêté de création du BTS limite cet accès aux seul(e)s étudiant(e)s ayant suivi la filière technologique hôtellerie ou la classe de mise à niveau.

    Ces spécificités supposent réunies des conditions de mise en œuvre adaptées :

    • Conformément aux recommandations des professionnels selon lesquels il convient, du fait des profils d’activités visés, de limiter l’offre de formation. En raison du coût des horaires prévus, cette formation à faible flux doit être ouverte sans déstabiliser la structure actuelle des deux options du BTS Hôtellerie restauration.
    • Elle doit s’appuyer sur un partenariat professionnel correspondant aux exigences du référentiel.
    • Des ressources importantes doivent être mobilisées dans le domaine de l’hébergement (professeurs bilingues, espaces d’application, espaces de communication).
    • Le recrutement doit respecter les conditions définies par l’arrêté de création du BTS.

    Dans ce contexte, l’ouverture de formations en apprentissage devra prendre en considération la dimension européenne des activités à exercer dans le contrat de travail des apprentis.

    3. La phase d’expérimentation

    Trois demi-sections expérimentales de ce BTS ont été ouvertes à la rentrée 2003 dans trois lycées hôteliers (Francis Jammes de Biarritz, Saint Quentin en Yvelines, Alexandre Dumas d’Illkirch Graffenstaden). Le recrutement tardif ne permettra de présenter que 28 étudiant(e)s aux épreuves de la 1ère session 2005. Ce recrutement s’est nettement amélioré à la rentrée 2004.

    Une réunion de suivi organisée en décembre 2004 en présence de professionnels et des trois équipes pédagogiques a mis en évidence :

    - la motivation et la qualité du travail d’équipe mené au sein de chaque lycée et la collaboration entre ces trois centres pour l’élaboration de supports communs d’information, de formation et d’évaluation ;

    - l’intérêt des professionnels engagés dans le processus d’accompagnement.

    Un bilan sera dressé à l’issue des épreuves de la première promotion.

    On regrettera que de nombreux partenaires européens restent spectateurs. Néanmoins l’ouverture récente de formations en Estonie, en Hongrie, en Bulgarie et en Grèce est de bon augure pour l’avenir d’une pratique européenne émergente.

    4) Pour conclure sur l’enjeu des diplômes professionnels européens

    Le secteur de l’hôtellerie restauration offre un terrain privilégié pour la conception de diplômes européens à tous les niveaux.

    Les métiers de l’hôtellerie et de la restauration (cuisine, restaurant, hébergement, gestion) sont par nature de dimension au moins européenne.

    - La présence d’une clientèle étrangère importante sur le sol français justifie non seulement à tous les niveaux le sens de l’accueil qui suppose la maîtrise des langues et le goût de partager la culture de l’autre.

    - L’excellente implantation internationale de chaînes françaises et l’image de la cuisine française (gastronomique, produits du terroir, mais aussi collective) pourraient constituer les fers de lance d’une activité économique d’exportation d’un savoir-faire d’autant plus efficace qu’il s’accompagnerait d’un transfert de personnel, de produits et de matériels français. Cette présence culturelle française à l’étranger ne pourrait qu’accroître l’envie de venir la vivre en France !

    Dans l’esprit du BTS Responsable d’hébergement, il est essentiel de susciter l’interculturalité et la maîtrise professionnelle des langues vivantes pour former les Européens de demain tout en sachant maintenir des traditions nationales porteuses de création de richesses nationales. Il reste à trouver des solutions pour alléger les procédures d’évaluation dont la lourdeur actuelle constitue aujourd’hui une garantie minimale de qualité dans un espace européen aux exigences encore trop différentes.

    Extraits: "Le Point sur...la formation professionnelle et la mobilité en Europe".

    Publication CPC INFO n°40 (Comissions Professionnelles Consultatives)

    premier semestre 2005 pages N° 49/51